Engager le changement dans la gestion du budget communal

Publié le par groupe citoyen

La commune doit être un lieu de résistance à l’austérité d’où qu’elle vienne. Elle n’est pas la courroie de transmission de la politique gouvernementale, surtout quand cette dernière affaiblit sa capacité financière.

La commune doit avoir les moyens d’assurer et d’améliorer le service public pour ses concitoyens et notamment les plus démunis. Le service public n’est-il pas le seul patrimoine de ceux qui n’ont rien ?

Cela conduit :

  • à agir pour obtenir les budgets nécessaires à tout transfert de missions telle la mise en place des rythmes scolaires et du PEDT,

  • à agir pour le rétablissement des dotations globales de fonctionnement au niveau existant avant leur gel, décision prise en 2010 par le gouvernementprécédent, poursuivie et amplifiée par le gouvernement actuel,

  • à agir pour que le fond gouvernemental de compensation de la TVA prenne en compte l’augmentation de la tva en 2014.

La pression fiscale communale doit être limitée au niveau de l’inflation, au travers de l’augmentation de la valeur locative faite par l’administration. Les taux des taxes (habitation, foncières, non bâti) doivent être gelés, sauf à faire face aux besoins d’un projet nouveau et après débat avec la population.

La gestion des fonds publics, notre argent, doit être transparente : chaque Carbonblanais doit savoir qu’il a droit à toutes les informations, détaillées et accessibles, qu’il a le droit de venir en mairie pour avoir des explications tout au long du mandat.

Exemple du Brignon : Le projet et les choix budgétaires pour le Brignon, exclusivement destiné à la BD, seraient-ils ce qu’ils sont si la population avait été consultée et associée au choix ? Où en est-on ? Quelles sont exactement les montants des aides accordées par les différentes institutions ? Quel bilan et quel coût pour la commune ? Quels emplois et payés par qui, pour le fonctionnement et l’entretien régulier de cette structure, quelle que soit sa ou ses fonctions à terme ? Que sait-on exactement de l’association qui gère la structure actuellement, mission et financement ? Ne doit-on pas envisager un autre type de gestion avec d’autres collectivités, ce qui libérerait notre commune d’une charge financière trop lourde pour elle ?

Actuellement, le budget est voté fin mars ou en avril. C’est trop tard dans l’année. En toute logique, il faudrait que le budget soit voté fin décembre, pour une application début janvier. Cela permettrait d’y voir plus clair dans l’application du budget, de lancer les appels d’offres plus tôt, pour des travaux réalisés dans l’année au lieu d’être reportés, comme c’est trop souvent le cas.

Cela conduit :

  • à agir pour la maitrise des impôts locaux, limiter la pression fiscale à la hauteur de l’inflation, anticiper les décisions budgétaires en début d’exercice civil,

  • à associer les habitants aux choix budgétaires proposés par le conseil municipal, étudier la mise en place de budgets participatifs et à tenir informée la population des décisions et de leur suivi,

  • à remettre à plat les choix et les priorités des dossiers lourds en fonction des moyens de la commune.

Publié dans vie de la cité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article